L’histoire de Rinck aux États-Unis ne commence pas avec une implantation, ni même avec un projet, mais avec un mouvement. Celui d’un savoir-faire qui traverse l’Atlantique, porté par le désir de transmettre, de rencontrer et de s’inscrire dans un autre territoire.
Dès les années 1930, les premières traces de cette présence apparaissent. En 1936, du mobilier Rinck est proposé à la vente à Chicago, signe discret mais révélateur d’un intérêt déjà réel pour l’art décoratif français. Trois ans plus tard, en 1939, la maison participe à l’Exposition universelle de New York, au sein du pavillon français dédié aux Métiers d’Art. Elle y présente un buffet illustrant l’excellence des savoir-faire français, mêlant essences précieuses, bronzes dorés et décors raffinés. L’utilisation de techniques comme le verre églomisé, encore peu répandue à l’époque, témoigne déjà d’une capacité à conjuguer tradition et modernité. Dans ce contexte international, Rinck affirme ce qui fera sa singularité : une capacité à représenter un certain art de vivre français, au-delà même des objets.
















