Dans le triangle d'or parisien, un appartement haussmannien de 220 m², accompagné d’une chambre de service, a retrouvé son rythme. La mission confiée à Rinck n’était pas d’en transformer l’enveloppe, mais d’en revisiter la manière de l’habiter : réorganiser les fonctions, ajuster la circulation, redonner une cohérence aux usages, sans effacer le patrimoine qui en compose la trame.
Les signes du lieu étaient là : parquet en point de Hongrie, cheminées en marbre, moulures, corniches, détails de bronze ciselé. Ils ont été préservés. Plutôt que de s’opposer à ces signes du lieu, le projet a préféré le dialogue : un vocabulaire contemporain, calme, dominé par le noyer de fil, le frêne, le chêne blanchi, des vernis satinés, des tonalités douces. Un mobilier volontairement minimal, pensé en retrait, laisse respirer les volumes.
L’intention n’était pas d’imposer un geste spectaculaire, mais de clarifier : moderniser les usages, structurer la lumière, rendre la maison lisible.


















