Dans le cadre de sa collection Opus Memoria, Rinck dévoile une collaboration avec l’artiste Simon Buret : La Nuit, une sculpture monumentale en bronze à découvrir sous les mythiques verrières du Grand Palais à l’occasion d’Art Paris.


Dans le cadre de sa collection Opus Memoria, Rinck dévoile une collaboration avec l’artiste Simon Buret : La Nuit, une sculpture monumentale en bronze à découvrir sous les mythiques verrières du Grand Palais à l’occasion d’Art Paris.
© Florian Touzet
UNE RENCONTRE ARTISTIQUE NEE D’UN REGARD COMMUN
C’est au fil de ses recherches visuelles, entre exploration esthétique et quête d’inspirations, que Valentin Goux, président et directeur artistique de Rinck, découvre sur Instagram le travail de l’artiste Simon Buret. Attiré par sa sensibilité picturale, il acquiert une de ses premières toiles. Quelques années plus tard, la collaboration prend forme naturellement. « Je suis très admiratif du travail des artistes. Quand j’admire, j’ai envie de collaborer », confie-t-il. La collection Opus Memoria, conçue comme le fruit d’une vie artistique imaginaire, trouve alors en Simon Buret un prolongement vivant : un artiste complet, nourri de musique, de peinture, de sculpture — un alter ego de fiction devenu réalité.
Carnet de croquis © Simon Buret
UNE CARTE BLANCHE FAÇONNEE EN LIBERTE
« Je fais pour comprendre », dit Simon Buret. Dès les premiers échanges, il est invité à rêver grand. Rinck lui ouvre ses ateliers, ses savoir-faire, ses artisans. L’objectif : créer une œuvre d’art, non un objet fonctionnel. Simon s’empare du défi. Il veut façonner la matière depuis son magma originel, bâtir un lien entre son univers et celui de Rinck, sans se limiter à l’ornement. Très vite, l’idée d’une sculpture s’impose.
Inspiré par les bronzes et ornements de la maison, il choisit comme point de départ la feuille d’acanthe, motif classique des décors Rinck, qu’il fait muter vers un langage personnel. Le corps de la statue devient une créature hybride à la présence ambivalente, mains croisées sur la poitrine qui s’ouvrent comme des ailes, elle appelle et repousse, attire et interroge.
© Florian Touzet
© Florian Touzet
DE LA GLAISE AU BRONZE : UNE AVENTURE HUMAINE
Aux côtés de Loïc Barbedienne, sculpteur ornemaniste chez Rinck, Simon découvre le travail de la glaise. Il choisit d’utiliser un crayon émoussé pour sculpter, dans une gestuelle brute et instinctive. « Je voulais saisir une émotion de nervosité et d’excitation, comme un cri silencieux. » La maquette est née dans cette urgence contrôlée. Peu retouchée, la statue finale est restée fidèle à ce premier souffle.
Le résultat est saisissant : une œuvre traversée de symboles intimes et d’échos universels. Simon y dissémine des souvenirs d’enfance, des moments partagés avec sa grand-mère, l’inspiration des îles grecques qu’il affectionne tout particulièrement mais aussi, un appel au mystère. A la fonderie d’art, il assiste, ému, à la naissance de sa première sculpture en bronze.
« LA NUIT »
Intitulée « La Nuit », la sculpture incarne ce que l’artiste décrit comme la « nuit de soi-même » — ce territoire invisible entre l’émotion et l’inconscient, entre deux regards, entre deux mondes. Pour Simon Buret, la nuit est un espace d’écoute intérieure, un moment où les pensées remontent à la surface comme des échos enfouis. « Je pense que je fais de l’art pour comprendre, dit-il. La nuit, c’est ce moment suspendu où tout devient plus poreux. » Cette sculpture en est l’incarnation sensible. Avec ses ailes repliées, son geste silencieux, elle semble contenir une histoire intime, un appel muet à regarder en soi. Elle évoque aussi une forme d’attente, de transformation invisible – comme si elle portait en elle le passage d’un état à un autre, une traversée.
Chaque détail, de l’inclinaison de la tête au modelé des mains, traduit un trouble intérieur, une tension douce entre abandon et tension, recueillement et élévation. Plus qu’une figure, « La Nuit » est une émotion figée dans le bronze.
© Florian Touzet
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© Florian Touzet
© Florian Touzet
A DECOUVRIR AU GRAND PALAIS
Présentée au cœur de la scénographie imaginée par Rinck pour Art Paris 2026, La Nuit se dévoile dans un nouvel espace, ouvert et traversé par le regard. Sous la verrière du Grand Palais, la sculpture s’inscrit dans un paysage d’objets où matières, formes et présences dialoguent. Elle y trouve une résonance particulière, comme une figure silencieuse autour de laquelle l’espace s’organise.
Dans ce contexte, La Nuit ne se donne pas seulement à voir : elle s’éprouve.
Une présence qui accompagne le regard, et prolonge l’exploration d’un monde intérieur, à la fois sensible et ouvert.
Cette pièce rare, éditée en huit exemplaires numérotés, vient enrichir la collection Opus Memoria d’un souffle onirique et sensible. Avec La Nuit, Rinck réaffirme sa vocation à faire dialoguer les arts, les gestes et les rêves.
Dans cette interview croisée, l'artiste Simon Buret et Valentin Goux, président et directeur artistique de Rinck, reviennent sur leur rencontre, les inspirations qui ont nourri leur collaboration, et les choix artistiques et techniques qui ont donné naissance à La Nuit, œuvre sculpturale emblématique de la collection Opus Memoria. Une conversation à deux voix, entre poésie et savoir-faire, à l'image de cette œuvre unique.
Plusieurs mois de dialogue entre sculpture, matière et feu ont été nécessaires pour que La Nuit prenne sa forme définitive. Ce film retrace les étapes de fabrication de l’œuvre, de la glaise au bronze, en dévoilant les secrets d’un art exigeant et spectaculaire.
Valentin Goux, président et directeur artistique de Rinck, nous emmène à la découverte de la collection Opus Memoria.
Découvrez le travaille de la céramiste Pauline Krähenbühl, qui a participé à la réalisation d'une pièce de la collection Opus Memoria.













